La Queer Palm, créée l’annee dernière par le journaliste Franck Finance-Madureira a trouvé un successeur au film Kaboom de Gregg Araki, récompensé lors du festival 2010.
Le Prix qui distingue un film pour ses qualités artistiques et son traitement des questions gay, lesbienne, bi ou trans ainsi que sa facon d’aborder les questions de genre a été remis ce samedi 21 mai.
Le Jury, présidé par Elisabeth Quin et entourée de Gérard Lefort, Thomas Albeltshauser, Fred Arends, Esther Cuénot et Roberto Schinardi a décerné la Queer Palm à : au film Skoonheid, d’Oliver Hermanus en sélection à un Certain Regard.
La comédienne et productrice française Julie Gayet et le réalisateur portugais Joao Pedro Rodrigues ont remis le prix au réalisateur sud-africain sur la plage Chérie Chéri.
Dans quelques heures sera donné le palmarès. Pour tout dire je n’ai aucun favori ayant vu très peu de films de la compétition cette année. Mon job était ailleurs. Epaulé par Béatrice, Aurélie et Julien notre mission était »de faire que les choses se passent le mieux possible ». Que les équipes de films – comédiens, réalisateurs- rencontrent dans les meilleures conditions la presse internationale. Que les interviews, séances photo, enregistrements télé, meetings se conduisent avec efficacité et dans la bonne humeur. Que l’équipe de restauration puisse faire mieux son job -et faire apprécier sa délicieuse carte- à cette marée humaine qui, chaque jour envahissait la Chivas House a la très extensible heure de déjeuner de 12 à 17h!. De s’arranger pour que les équipes de nuit qui préparaient les cocktails, les diners, les fêtes soient au… top! Mission accomplie grâce aux équipes ADR et de la Mandala donc pendant ces douze jours de tsunami… Douze jours exacerbés par la fièvre du cinéma, le manque de sommeil, l’abus d’alcool, la frustration des cigarettes. Douze jours de coups de foudre et de coups de gueule. De belles rencontres ( j’ai offert on the beach un café à une femme étrange. je l’ai googlelisée : « femme de l’homme le plus riche du monde des années 80! ») . De pique assiettes démasqués (…) De fraîcheur et de tendresse. De soleil et de sunlights. De champagne et de coquilles St JacquesDe cinéma dehors et dedans… Douze jours à Cannes qu’on va essayer de faire rentrer dans des valises trop petites et trop lourdes et dans des têtes un peu embrumées… En attendant la palme je dors…
Une carrière qui file le tournis. Elle a côtoyé un nombre incroyable de réalisateurs, passant de Fellini, Litvak, De Sica ou Aldrich à Lelouch, Demy ou Lumet avec le même charme, la même aisance, la même grâce… Elle est une véritable légende du cinéma. En la croisant, peut-être par timidité autant que par respect, on lutte pour ne pas la regarder droit dans les yeux, tout en espérant secrètement être vu par elle. Elle s’est assise le temps d’un déjeuner, n’exigeant aucun traitement de faveur. Une simplicité qui mène à la grâce. L’amour continue.
Le célèbre réalisateur-auteur-producteur n’était pas dans un bon jour. Ce qui lui arrive à peu près 365 fois par an.Traversant le ponton de la plage du Majestic pour s’embarquer à bord d’une navette, celui ci a (un peu) sèchement refusé des clichés à notre photographe Caroline Fitte et à tout fait, une fois à bord, pour les lui gâcher. Une bonne leçon de droit à l’image que nous a administré Luc dont on regardera dorénavant les films de la même manière. En les comprenant pareil.